juillet 22, 2015

Informations Récentes

Brèves novembre 2017,

Les résultats des études sont décevants, Des Chercheurs pensent qu’étant donné que la maladie, multifactorielle, serait sous la dépendance d’une trentaine de gènes, on est en droit de se demander si l’absence de résultats probants ne découle pas de l’hétérogénéité génotypique des cohortes constituées. Pour faire simple, les protocoles devraient se faire selon la forme génétique de la maladie. Pour obtenir des cohortes suffisantes de patients à forme génétiques similaires, une collaboration internationale sera nécessaire.

Brèves septembre 2017

Edaravone

L’approbation d’edaravone par la FDA repose sur un seul essai clinique positif.  Cette étude a montré qu’edaravone peut ralentir la progression de la maladie en SLA, mais l’effet modificateur de la maladie se limitait à un sous-groupe de patients SLA ayant des caractéristiques cliniques distinctes. Pour les patients SLA sans ces caractéristiques, il n’y a actuellement aucune preuve d’un bénéfice thérapeutique de l’edaravone. Edaravone est un piégeur de radicaux libres, initialement développé pour le traitement des accidents vasculaires cérébraux et est administré par voie intraveineuse (IV).  période d’observation de 3 mois, suivie d’une période d’étude de 6 mois. Cette étude en double aveugle contre placebo a impliqué plus de 200 personnes avec SLA, dont la moitié a été randomisée à recevoir le médicament et l’autre moitié un traitement placebo. Cette étude n’a pas démontré un bénéfice statistiquement significatif en faveur du médicament, bien qu’il y avait une tendance à une progression lente de la maladie chez ceux qui avaient pris le médicament.  Un sous-groupe de personnes semblent obtenir un avantage ( personnes ayant de problèmes de déglutition légers ou modérés, de la motricité fine ou brute , présentant des symptômes dans 3 des 4 régions du corps (bras, jambes, région bulbaire et thorax . Cette étude a montré un ralentissement significatif de la progression de la maladie au cours de la période de traitement de 24 semaines chez ceux qui prenaient l’edaravone.

Brèves juin 2017

Toujours aucun traitement de la SLA, mais quelques exemples de recherche déjà avancées, donc des espoirs.

Isis Pharmaceuticals, Inc. a annoncé que son partenaire, Biogen, a commencé l’étude clinique de Phase 1/2 d’ISIS-SOD1Rx (BIIB067) chez les patients atteints de sclérose latérale amyotrophique (SLA). ISIS-SOD1Rx fait partie d’une collaboration stratégique entre Isis et Biogen pour découvrir et développer des médicaments antisense pour traiter des maladies neurologiques. ISIS-SOD1Rx, précédemment dénommé ISIS-BIIB3Rx, est un médicament antisense de la génération 2.0 +, visant à réduire la production de superoxyde dismutase 1 (SOD1). Une mutation dans le gène SOD-1 entraîne une forme héréditaire de la SLA, appelée SLA-SOD1

AB Science annonce la fin du recrutement ( Madrid Espagne) dans l’étude de phase 3 du masitinib dans le traitement de la sclérose latérale amyotrophique (SLA) Une analyse intérimaire est prévue au 1er trimestre 2016 AB Science SA (NYSE Euronext – FR0010557264 – AB), société pharmaceutique spécialisée dans la recherche, le développement et la commercialisation d’inhibiteurs de protéines kinases (IPK), …

Brèves reconfortsla mars 2017

l’Ozanezumab chez les patients atteints de sclérose latérale amyotrophique: les résultats n’ont pas démontré l’efficacité de traitement. Tous les produits se terminant par mab sont des anticorps monoclonaux qui se développent dans les maladies immunologiques la cancérologie.

Un anticorps une molécule dirigée spécifiquement contre une autre molécule. Un anticorps est dit monoclonal lorsqu’il a été produit, de façon industrielle, par une seule lignée de cellules (le clone). La pureté des anticorps monoclonaux leur permet une utilisation à des fins thérapeutique. Ils sont utilisés pour le traitement de maladies auto immunes et de certains cancer, étant couplés à une molécule toxique.

Pour l’instant la molécule toxique si elle existe n’étant pas connue dans la SLA, les recherches sont encore àl’aveugle.

La FDA (US Food and Drug Administration) a accepté la demande NDA (New Drug Application) par Mitsubishi Tanabe Pharma pour l’Edaravone comme un nouveau traitement de la SLA. Edaravone est un piège à radicaux libres qui est censé soulager les effets du stress oxydatif, un facteur probable dans l’apparition et la progression de la SLA. Le stress oxydatif est considéré comme un déséquilibre entre la production de radicaux libres et la capacité du corps à contrer ou à détoxifier leurs effets nocifs. Chez les patients atteints de SLA, il y a une augmentation constante des biomarqueurs du stress oxydatif.

Brèves février 2017
Pas de nouveautés thérapeutiques pratiques, résumé sur la prise en charge actuelle. Les formes cliniques sont très variables selon la localisation touchée, plus rapides et sévères dans les formes bulbaires. Les deux éléments de surveillance et de pronostic principaux sont les troubles respiratoires et l’état nutritionnel.
Dès le début une surveillance du poids et de la nutrition doit être fait sans attendre une fonte musculaire et le bilan respiratoire sera régulier. La qualité de l’information du patient et de sa famille doit permettre de maintenir le  plus longtemps possible une qualité de vie acceptable.
La prise en charge rapide dans un centre spécialisé pour coordonner suivi neurologique, pneumologique, nutritionnel, psychologique est conseillée malgré une réticence initiale des patients compréhensible.

Brèves juillet 2016

La SLA est le plus souvent un diagnostic « facile » en neurologie avec malgré tout au début des formes qui peuvent être certaines, probables ou possibles.

Certaines pathologies peuvent ressembler à une SLA.

En cas d’atteinte à la fois centrale ou périphérique certaines maladie de la moelle (myélopathie cervicarthrosique) ou Syringomyélie (dilatation centromédullaire), la clinique peut un temps évoquer une SLA en l’absence de signes sensitifs. EMG et IRM redresseront le diagnostic.

En cas d’atteinte centrale isolée, l faut penser à la sclérose latérale primitive

En cas d‘atteinte uniquement périphérique, il faut évoquer une neuropathie motrice avec blocs de conduction ou la maladie de Kennedy.

Le but n’est pas de traiter ici tous ces diagnostics mais simplement de savoir qu’avant d’affirmer un diagnostic, certaines pathologies sont à éliminer, ce qui est le cas de 10% des tableaux évocateurs de SLA

Brèves  juin 2016

Projet MICROCALS mis en place par le CHU de Nîmes qui a pour but d’évaluer le rôle de l’interleukine 2 à faible dose dans le ralentissement de la SLA. Actuellement seul le Riluzole est utilisé. L’interleukine naturellement produite dans l’organisme augmente le nombre de cellules immunitaires T régulatrices. Hors il existe une relation inverse entre le nombre de cellules T régulatrices et la rapidité d’évolution de la maladie. Premiers résultats attendus 2019.

Brèves avril 2016

Mitochondries

Les mitochondries sont les centrales électriques à l’intérieur des cellules. Ce sont elles qui permettent le fonctionnement des cellules en alimentant les mécanismes de fabrication. Dans les cellules du système nerveux, ce sont de véritables pulsars qui fonctionnent. En effet sur la moelle les prolongement des cellules les axones sont extrêmement longs et toute fabrication sera faite au niveau du corps cellulaires et transporter tout au bout de l’axone.

Ces pompes de ravitaillement cellulaires sont impliquées dans les maladies neurodégénératives comme la maladie de Parkinson et la maladie d’Alzheimer.

Les mitochondries sont particulièrement importantes pour les neurones moteurs qui meurent dans la SLA, car ces cellules doivent répondre à des exigences extraordinaires pour l’énergie cellulaire.

Dans la SLA, la preuve est la construction que les actions sur ou originaires des mitochondries peuvent être une partie importante de la maladie. Les changements dans les mitochondries peuvent être détectés avant que l’on peut trouver un changement physique comme membre postérieur faiblesse chez la souris.

Le rôle des mitochondries dans la SLA peut expliquer pourquoi les protéines mutantes SOD1 endommagent sélectivement les neurones moteurs. Certaines études récentes suggèrent que la protéine SOD1 mutante est fabriquée dans les mitochondries, contrairement à la protéine SOD1 normale qui est présente dans toute la cellule.

Les mitochondries sont également impliquées dans le processus appelé apoptose, une élimination délibérée des cellules.

Brèves SLA Octobre 2015-10-04

Décision lors d’une décompensation respiratoire :

L’insuffisance respiratoire peut s’installer progressivement mais parfois brutalement et va alors nécessiter une décision d’urgence. La possibilité d’une urgence vitale va parfois nécessiter une mise en route d’une assistance respiratoire.

La seule solution est d’anticiper avec une décision prise en conscience par le patient avant l’apparition de signe d’insuffisance respiratoire. Informé lors de l’évènement par le patient ou la personne de confiance, la décision sera naturellement prise.

08.15 et 07.15

Douleurs et SLA : maladie considérée usuellement comme non douloureuse, dans 16 % des cas il existe des douleurs spécifiques à la maladie. Pas de différence clinique entre les formes douloureuses et non douloureuses. Il s’agit de douleurs de la nuque et de la racine des membres décrites comme musculaires, fatiguantes et tenaces.

07.15

Réseau de prise en charge de la sclérose latérale amyotrophique en île de France

(article parue dans la lettre du neurologue) V.Cordesse, V.Meininger

Prise en charge : inclusion le plus souvent au décours de la consultation d’annonce qui explique la pathologie, réponds à des interrogations et définit la personne de confiance.

Evaluation des besoins du patient et de l’entourage dans tous les domaines (médical, social ou autre) avec un suivi souvent téléphonique.

S’assurer par le suivi téléphonique de la bonne compréhension et du suivi correct des recommandations faites par les professionnels du centre.

Réguler tous les aspects médicaux et sociaux des actions menées auprès du patient , particulièrement en situation d’urgence.

Informer tous les professionnels soignants en contact avec le patient au domicile des spécificités de sa prise encharge pour effectuer des formations.

Le reseau établit ainsi des plans personnalisés de soins

Il existe un site qui peut vous aider au quotidien : http://www.espoircharcot.org/

06.15

Devant un tableau clinique de SLA, plusieurs diagnostics doivent éliminés.

En cas d’atteinte bulbaire (troubles de la parole, de la déglutition, mobilité de la langue)
• myasthénie : fatigue musculaire rapide à l’effort par blocage de la conduction entre le nerf et le muscle qui est une maladie immunologique.
• dysphonie d’origine fonctionnelle par trouble psychologique.
• Accidents vasculaires multiples
• maladie de Kennedy
• tumeurs du tronc ou malformation du tronc.
2. Début sur le membre supérieur
• compression locale d’un nerf du membre supérieur.
• atteintes médullaires : arthrose cervicale comprimant la moelle, tumeurs de la moelle.
• pathologie rhumatologique : arthropathie, capsulite rétractile ;
• neuropathie motrice à blocs de conduction.
3. Début sur le membre inférieur
Par ordre de fréquence :
• atteinte radiculaire ;
• compression d’un nerf
• neuropathies axonales ;
• paraplégie spastique progressive, sclérose en plaques ;
• compression médullaire basse.
4. Autres maladies du motoneurone
Par ordre de fréquence :
• syndrome post-polio (antécédent de poliomyélite invalidante dans l’enfance) ;
• amyotrophie spinale (atteinte d’un membre isolée, peu évolutive) ;
• sclérose latérale primitive (forme pyramidale pure, lentement évolutive) ;
• maladie de Kennedy (atteinte spinobulbaire lente peu invalidante, récessive liée à l’X).
5. Maladies pouvant mimer la SLA
diabète non équilibré, sida, gammapathies malignes, lymphomes syndrome paranéoplasique (poumon ++), hyperthyroïdie, hyperparathyroïdie.1.04.15

Un domaine de recherche actif est le développement de systèmes de culture cellulaire innovants pour servir de systèmes modèles provenant de patients pour recherche sur la SLA. Par exemple, les scientifiques ont développé des façons d’induire les cellules de la peau de personnes atteintes de la SLA à devenir des cellules souches pluripotentes (cellules qui sont capables de devenir tous les différents types de cellules du corps). Dans le cas de la SLA, les chercheurs ont été capables de transformer des cellules souches pluripotentes dérivées de peau à devenir des neurones moteurs et d’autres types de cellules qui peuvent être impliqués dans la maladie.

02.02.15

La stimulation électrique du diaphragme dans la SLA

Cette technique est déjà employée dans les atteintes médullaires cervicales hautes pour obtenir un sevrage de la ventilation artificielle. Ce n’est pas le diaphragme qui est stimulé mais le nerf phrénique. Pour simplifier la technique, la stimulation peut se faire par électrodes sur le diaphragme, le nerf étant alors stimulé par le courant qui diffuse localement.

Dans la SLA il s’agit d’une dégénérescence du neurone moteur et le but dans ce cas n’est pas de ventiler mais de ralentir la dégradation de la fonction diaphragmatique.

La première étude en 2010 n’a pas apporté d’éléments positifs sur le critère principal (dégradation de la fonction ventilatoire). Des critères secondaires comme la durée de survie et la qualité du sommeil étant relevés, d’autres études ont été débutées.

Le risque de l’acte technique est mineur, aucun accident grave, risque potentiel d’infection sans gravité. La tolérance est bonne en dehors de quelques cas de douleurs locales ou scapulaire.

A ce jour les données sont insuffisantes pour établir son intérêt de santé publique des patients atteints de SLA . Pour l’instant technique encore expériment