juillet 22, 2015

Informations 2014

01.11.14

Article paru sur www.als.ca/fr/node/373

Les Cellules Souches Qu’est-ce que les cellules souches? Les cellules souches sont des cellules qui ne sont pas encore spécialisées pour accomplir une fonction particulière. Elles ont le potentiel de se transformer en cellules sanguines, en cellules musculaires, en neurones et en bien d’autres types de cellules accomplissant une fonction spécifique. Il existe deux destinées possibles pour les cellules souches : soit qu’elles se divisent de manière répétée, soit qu’elles se différencient afin de produire les cellules requises pour la croissance tissulaire, par voie d’autorenouvellement. La forme la plus polyvalente de cellules souches se retrouve dans le blastocyste, un stade du développement embryonnaire survenant de quatre à cinq jours après la fécondation. Ces cellules souches sont dites totipotentes ou pluripotentes, ce qui signifie qu’elles peuvent se différencier pour produire tous ou presque tous les types de cellules du corps. Isolées et cultivées en laboratoire où elles pourront croître plus ou moins indéfiniment, les cellules souches embryonnaires constituent ainsi une source quasi infinie de nouvelles cellules transplantables. Toutefois, il existe de nombreuses questions éthiques faisant obstacle à l’utilisation de ces cellules à des fins thérapeutiques. Les cellules souches dites « adultes » ou multipotentes sont quant à elles des cellules plus spécialisées. Elles sont moins aptes à se multiplier et ont déjà acquis une spécialisation, ce qui signifie que le nombre de types cellulaires auxquels elles peuvent donner naissance se limite à la même famille cellulaire, ou « lignée ». Ces cellules sont actives durant toute l’existence et assurent le renouvellement des tissus. Toutefois, ces populations cellulaires diminuent progressivement avec le temps. En ce qui concerne la capacité de renouvellement du système nerveux, l’opinion classique veut que les cellules souches adultes non neurales soient déjà trop spécialisées. D’autres scientifiques remettent toutefois ce point de vue en question, en affirmant que ces cellules souches peuvent assurer l’apport d’éléments nutritifs aux neurones ou leur protection d’une manière quelconque.

Le fait est que certaines cellules souches neurales se retrouvent bien dans le système nerveux adulte, mais elles y sont peu nombreuses, et leur activité est limitée. Les scientifiques cherchent donc des moyens de les activer à l’aide de facteurs de croissance, afin qu’elles puissent évoluer et se transformer en neurones et en cellules de soutien du système nerveux (cellules gliales, formant la glie).  Suite à une percée de la recherche en 2006, les chercheurs ont identifié une nouvelle source de cellules souches, dites cellules pluripotentes induites (CPi). Les CPi sont des cellules adultes ayant été reprogrammées de sorte qu’elles retrouvent leur capacité pluripotente, une capacité que l’on croit équivalente à celle des cellules souches embryonnaires. Les cellules prélevées dans le cadre de cette technique proviennent en général de la peau du patient, mais des cellules musculaires, hépatiques ou autres peuvent également être employées.

Cette nouvelle source de cellules souches ne pose pas de problèmes d’éthique importants, et puisqu’elles proviennent du patient même, cela élimine les problèmes de rejet associés à la greffe de cellules en provenance d’un donneur. Toutefois, étant donné que la technique suppose l’utilisation de virus infectant les cellules pour modifier leur caractère génétique, il est possible que ces cellules modifiées provoquent l’apparition d’un cancer.  Comment l’administration thérapeutique de cellules souches pourrait aider les patients SLA Afin de bénéficier aux personnes atteintes de SLA, les cellules souches devraient idéalement pouvoir favoriser la régénérescence nerveuse, le remplacement des neurones endommagés et la stimulation de la récupération fonctionnelle. Elles pourraient également jouer un rôle secondaire afin de protéger les motoneurones contres les lésions. Remplacement des neurones endommagés Ce type de traitement représente encore un défi pour la science et la technologie actuelles. L’environnement des régions du système nerveux étudiées par les chercheurs semble favoriser l’évolution des cellules souches en cellules gliales plutôt qu’en neurones. Même si les précurseurs neuraux reçoivent le signal approprié pour se transformer en motoneurones, il leur reste encore à développer des prolongements (axones et dentrites) afin d’établir des connexions adéquates dans le réseau complexe du système nerveux. Remplacement des cellules de soutien Les cellules gliales, celles qui aident à soutenir et à protéger les neurones, sont également touchées par la SLA.

Par conséquent, le remplacement de ces cellules pourrait ralentir la progression de la maladie. En théorie, les cellules pourraient être manipulées afin d’accroître leurs propriétés protectrices, et les scientifiques sont actuellement à la recherche d’approches qui leur permettraient de le faire à partir de cellules souches neurales transplantées. Protection et facteurs de croissance Les cellules souches neurales sécrètent des facteurs neurotrophiques qui favorisent la croissance des neurones et les protègent. Ceci pourrait aider à protéger les motoneurones existants et à ralentir la progression de la maladie. Dispositif d’administration ciblée Certaines cellules souches sont naturellement capables de cibler les régions endommagées du système nerveux. Il serait donc possible de tirer profit de cette propriété et de modifier génétiquement ces cellules afin qu’elles expriment des molécules bénéfiques particulières. Ceci permettrait de prévenir les effets secondaires pouvant résulter d’une approche thérapeutique moins ciblée. Il existe des modèles animaux chez qui l’injection de cellules souches s’est traduite par des résultats positifs – dans une certaine mesure.

Par exemple, des cellules souches injectées à des souris reproduisant la variante familiale à mutation SOD1 de la maladie ont pu prolonger la durée de vie de ces animaux, mais sans toutefois empêcher la mort. Des essais cliniques portant sur l’administration de cellules souches chez des personnes humaines atteintes de la SLA ont actuellement cours aux États-Unis. Toutefois, ces essais en sont encore aux premiers stades, où les chercheurs tentent d’établir l’innocuité et la tolérance de tels traitements. Défis se posant actuellement à l’utilisation thérapeutique de cellules souches Les chercheurs devront franchir de nombreuses étapes avant que les traitements par cellules souches puissent être considérés comme envisageables. Ils devront notamment :   • Déterminer quel serait le bon type de cellule souche à utiliser dans le traitement de la SLA.

  • Établir le point d’administration correct et la méthode de greffe.
  • Identifier les composés chimiques qui encourageront la croissance et la différenciation des cellules souches.
  • Mettre au point des thérapeutiques qui préviendront le rejet et assureront l’innocuité de la greffe. La SLA affecte de nombreuses régions du corps, ce qui signifie que la régénérescence neurale devra s’effectuer dans de multiples régions du cerveau et tout au long de la moelle épinière. Certains des traitements administrés à l’étranger font appel à l’injection de cellules souches dans la circulation sanguine, en laissant ensuite l’organisme dicter leur utilisation.

Ce type de traitement pourrait se révéler inutile dans la SLA, puisqu’on ne sait pas si les cellules en provenance du sang peuvent pénétrer librement dans le système nerveux. Même dans l’hypothèse où un traitement permettrait d’assurer la greffe de cellules souches dans le système nerveux, le rétablissement fonctionnel suite à une perte de motoneurones nécessiterait qu’une cellule souche puisse se différencier en motoneurone et croître le long du même trajet que la cellule détruite. C’est uniquement de cette manière que le muscle pourrait se raccorder de nouveau à la région bien précise du cerveau qui le contrôle. Chez les modèles animaux, il faut des mois pour obtenir une croissance cellulaire de quelques millimètres; or, dans le cas de certains motoneurones, la croissance devrait atteindre un mètre. Même si on suppose que les nerfs puissent se régénérer ainsi dans le cadre d’un traitement hypothétique, cela ne veut pas dire que la fonction neuromusculaire recherchée pourrait être rétablie. Mentionnons que les scientifiques ne peuvent contrôler la croissance des cellules souches au sein du système nerveux, pas plus qu’ils ne savent comment encourager le processus normal de développement et de différenciation – ni assurer une innervation musculaire adéquate, tout en prévenant l’établissement de « mauvaises connexions ». De plus, on ignore dans quelle mesure la greffe entraînera le développement de types cellulaires indésirables ou même cancéreux.

Et contrairement aux médicaments, les cellules souches ne peuvent pas nécessairement être fabriquées et testées en grande quantité. Il est donc possible que le traitement doive être adapté spécifiquement pour chaque patient. À l’heure actuelle, certains scientifiques sont d’avis que c’est l’approche axée sur le soutien et la guérison des motoneurones survivants par les cellules souches qui a le plus de chances de réussir d’abord. La question importante qui se pose au sujet des traitements anti-SLA par cellules souches est donc une question de temps – à savoir, quand les chercheurs auront-ils acquis une compréhension suffisante des cellules souches pour pouvoir influer sur la maladie. Préoccupations éthiques Il existe de nombreuses questions d’ordre éthique découlant de l’utilisation des cellules souches embryonnaires. En effet, le prélèvement de cellules embryonnaires a pour conséquence la destruction du blastocyste. Parmi les sources de cellules souches embryonnaires, on compte les embryons avortés, ainsi que les embryons non désirés provenant des techniques de fécondation in vitro (FIV).

Les dons d’ovules humains sont rares, la technique de prélèvement chez une donneuse volontaire étant invasive et potentiellement risquée. Il existe bien une solution de rechange, le clonage thérapeutique, qui permet d’obtenir des cellules souches embryonnaires. Mais cette méthode est elle aussi préoccupante sur le plan éthique. En effet, les chercheurs n’ont pas encore su parfaire le processus de transfert du noyau cellulaire somatique, ce qui fait que de nombreux ovules doivent être utilisés avant de réussir à obtenir des cellules souches.

Pour contourner ce problème, les chercheurs pourraient utiliser des ovules animaux pour y transférer le noyau somatique; toutefois, cela suppose la création d’un hybride humain/animal – un procédé jugé inacceptable tant d’un point de vue médical qu’éthique. Sur le plan juridique, le Canada a adopté le Projet de loi C-6 sur la procréation assistée qui a acquis valeur de loi en mars 2004. Les dispositions de la loi encadrent la fécondation in vitro et interdisent le clonage humain. Elles établissent un juste équilibre entre la notion de respect de la vie humaine et le potentiel des nouvelles technologies pour la science moderne. Pour sa part, la Société canadienne de la SLA finance les travaux de recherche évalués par les pairs – c.-à-d. qui passent d’abord par un processus d’évaluation rigoureux faisant intervenir d’autres chercheurs de la communauté scientifique canadienne –, ainsi que d’autres travaux évalués selon des méthodes reconnues à l’échelle internationale, telles qu’adoptées par les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC).

La Société canadienne ne finance aucun projet de recherche reposant sur l’utilisation de cellules totipotentes dérivées d’embryons humains intacts ou modifiés, et n’entend pas le faire jusqu’à ce que le gouvernement fédéral formule des lignes directrices à ce sujet. Par contre, la Société canadienne encourage les chercheurs à appliquer des méthodes novatrices pour créer des cellules souches à partir de l’organisme même du patient, dans le but d’élaborer des thérapeutiques contre la SLA. « Traitements » par cellules souches offerts à l’étranger Il existe bon nombre de cliniques à l’étranger qui, misant sur les espoirs suscités par les cellules souches, proposent directement des traitements aux patients par l’intermédiaire d’Internet.

Toutefois, il faut savoir que ces cliniques ne sont ni encadrées ni homologuées, les « traitements » qu’elles offrent n’étant basés sur aucune preuve scientifique ou pratique clinique reconnue. Dans beaucoup de cas, les cliniques offrant ce type de traitement sont situées dans des pays en voie de développement où il n’existe quasiment aucune réglementation en la matière. Il n’existe pas de données scientifiques démontrant que ces « traitements » sont sûrs. En effet, les protocoles et résultats associés aux techniques qu’on y pratique n’ont pas été publiés ni soumis à un examen indépendant.

Dans leurs activités de marketing direct auprès du public, ces cliniques utilisent un discours par trop optimiste qui ne s’appuie sur aucune donnée probante publiée ou examinée par des pairs.    De plus, mentionnons qu’aucun patient SLA ne s’est jamais remis de la maladie suite à un traitement par cellules souches offert sur le marché – même si bon nombre ont déboursé de leur poche pour défrayer les coûts de tels traitements. Il existe des raisons de penser que les patients ne reçoivent pas une information adéquate et suffisante au sujet de ces traitements, et qu’ils courent des risques inutiles.  Enfin, ces cliniques contribuent à créer des attentes chez le public qui dépassent les capacités actuelles de la science. La plupart des sites faisant la promotion de ces traitements par cellules souches ne font nulle mention des risques. Certains sites mentionnent bien les risques liés au geste médical ou d’autres effets, comme une fièvre non spécifique ou un picotement, mais en général, ils décrivent les cellules souches comment étant un traitement sûr et efficace pour soigner une multitude de maladies, dans un contexte d’utilisation clinique routinière. Or, ces pratiques n’ont pas fait l’objet d’essais cliniques en bonne et due forme afin de prouver leur efficacité, et sont susceptibles en outre d’entraîner de graves effets secondaires. Par exemple, certaines entreprises offrent des cellules souches prélevées à partir du cordon ombilical de fœtus avortés – sans pouvoir prouver de façon claire que cela profite aux patients. Et il n’existe aucune garantie quant à la compatibilité génétique ou à l’innocuité de la source sur le plan pathologique. Dans l’état actuel de la science, la séparation des populations cellulaires reste une tâche imparfaite-ment maîtrisée. Il est donc possible que les « thérapies » par cellules souches impliquent en fait l’administration de nombreux autres types de cellules. Toutefois, ni le public, ni la communauté scientifique ne sont informés de la nature des types cellulaires administrés aux patients. Le suivi reste rare, et les thérapies ne sont pas testées de concert avec un placebo.

Certains tests cliniques administrés couramment aux patients SLA (comme la mesure de la force musculaire, l’EMG et la mesure de la capacité vitale forcée) pourraient être employés pour évaluer l’efficacité des traitements. Malheureusement, ce n’est pas le cas. Le coût moyen d’une série de traitements selon l’information mentionnée sur les sites Web est de 21 500 $, ce qui exclut les frais de déplacement pour les patients et les soignants. On voit donc que ces établissements faisant leur réclame directement auprès du public sont dispendieux; et nous sommes d’avis que le fardeau financier pour les patients est injustifié compte tenu des risques et des bénéfices limités ou nuls qu’ils peuvent espérer en retirer.   La Société canadienne de la SLA appuie le droit de chaque personne à décider du traitement qu’elle souhaite suivre.

Toutefois, elle recommande fortement que toute personne songeant à se soumettre à un traitement alternatif discute des différents aspects de ce traitement avec son médecin avant de prendre une décision finale. Les professionnels de la SLA forment une communauté aux liens étroits qui se voue à la compréhension de la maladie et à la recherche d’un traitement. Les personnes vivant avec la maladie peuvent être assurées qu’elles ne manqueront pas le bateau si jamais une thérapeutique prometteuse voyait le jour, dans la mesure où elles sont suivies par une clinique ou restent en contact avec une association ou une société provinciale se vouant à la SLA. Pour obtenir une liste des cliniques de la SLA au Canada, prière de visiter le site CLINICS LIST

Méfiez-vous de ce qui suit!

– Affirmations s’appuyant sur des témoignages plutôt que sur des travaux cliniques attestés.

– Affirmations selon lesquelles de multiples maladies peuvent être traitées à l’aide des mêmes cellules.

– Manque de clarté de la documentation quant à la source des cellules ou à la manière dont le traitement sera effectué. – Affirmation selon lesquelles il n’existerait aucun risque ou danger. – Coût élevé du traitement ou coûts cachés; se rappeler qu’il n’est pas habituel de demander des frais aux patients pour faire partie d’un essai clinique. Si vous songez à suivre une thérapie par cellules souches, cherchez d’abord à savoir si des études précliniques ont été publiées, examinées et reproduites par des experts. Le fournisseur devrait détenir une approbation en provenance de comités indépendants et d’organismes de réglementation nationaux ou régionaux. Ceci vous donnera au moins l’assurance que les risques sont réduits au minimum et que les avantages potentiels de la thérapie en valent la peine. Ressources en ligne www.als.ca

— Site Web de la Société canadienne de la SLA. Vous y trouverez des nouvelles sur la recherche, ainsi qu’une version numérique des différents bulletins publiés par la Société. www.stemcellnetwork.ca

— Regroupant des universités, des intervenants de l’industrie, des organismes gouvernementaux et autres organismes, le Réseau de cellules souches fait en sorte que le Canada joue un rôle de leadership dans la recherche portant sur ce domaine. http://www.cihr-irsc.gc.ca/f/15255.html

— Lignes directrices des IRSC sur la recherche portant sur les cellules souches. www.isscr.org

— International Society for Stem Cell Research (ISSCR). http://www.stemcellcentre.edu.au

— Australian Stem Cell Centre. clinicaltrial.gov/ct2/results?term=ALS

— Liste des essais cliniques liés à la SLA qui ont actuellement cours aux États-Unis. www.isscr.org/clinical_trans/pdfs/ISSCRPatientHandbook.pdf

— Guide à l’intention des patients sur les thérapies par cellules souches, publié par l’organisme ISSCRwww.mndassociation.org/research/ research_explained/stem_cells_and_mnd/index.html

— Page traitant de la maladie du motoneurone (SLA) et des cellules souches sur le site de la MND Association (R.-U.). www.treat-nmd.eu/patients/stemcells/stemcelltourism

— Un guide portant sur le « tourisme » associé aux traitements par cellules souches. news.bbc.co.uk/2/hi/health/4985230.stm

— Un article de la BBC dénonçant les faux traitements offerts par une clinique. news.bbc.co.uk/1/hi/health/4561933.stm

— Un article de la BBC portant sur les risques des traitements aux cellules souches. www.cbsnews.com/stories/2010/04/16/60minutes/main6402854.shtml?tag=mncol;lst;6

— Un reportage de l’émission 60 Minutes dénonçant une clinique mexicaine qui propose des traitements frauduleux à base de cellules souches aux patients SLA.

La SLA en France
Il existe peu de données épidémiologiques sur la sclérose latérale amyotrophique (SLA) en France. Une étude dans le limousin montre sur une période de 12 ans a relevé 279 cas de SLA . Ce qui correspond à une incidence brute de 3,19 pour 100 000 personnes-années de suivi. La SLA débute en moyenne à l’âge de 70,8 ans et se caractérise par un sexe ratio global de 1,3, mais avec des différences selon les tranches d’âge. Le rapport nombre d’hommes/nombre de femmes est plus élevé chez les sujets les plus âgés (1,7 entre 65 et 75 ans et 1,9  au-delà) et plus faible chez les moins de 65 ans (1,1).
Il apparaît que l’incidence de la SLA dans notre pays se situe dans la fourchette haute de celle observée dans les pays occidentaux.
Triathlon

On a déjà parlé du risuqe de SLA en cas de sport intensif. Une nouvelle étude pourrait relancer l’intérêt de cette hypothèse. Elle a été réalisée en Israël, à partir des dossiers de 185 personnes souffrant de SLA. L’attention des médecins a été attirée par le fait que parmi ces patients figurent 2,7 pour cent de triathlètes, soit bien plus que la moyenne retrouvée dans la population générale qui est de 0,17 pour cent de triathlètes, traduisant, pour ces sportifs, un risque 16 fois plus élevé de développer une SLA. Les triathlètes souffrant de SLA présentent quelques particularités par rapport aux autres malades : ils sont plus jeunes et souffrent plus souvent que les autres d’une atteinte du bulbe rachidien , ce qui selon les chercheurs met à bas l’hypothèse de la responsabilité des traumatismes crâniens ou cervicaux.
Malgré ces résultats, le nombre relativement limité de patients inclus dans l’étude fait que d’autres recherches paraissent nécessaires auprès des triathlètes afin de confirmer ou non cette relation entre ce sport très exigeant et la SLA.
oméga3
En leur qualité de neuroprotecteurs, les oméga-3 ont possiblement un effet préventif contre la maladie de Charcot, révèle l’équipe d’Alberto Ascherio, de la Harvard School of Public Health de Boston (Massachusetts). Menée sur 5 grandes cohortes américaines, soit plus d’un million de personnes, leur étude montre que le risque est diminué de 34% chez celles en consommant le plus par rapport à celles en consommant le moins.
L’effet s’observe principalement avec l’acide alpha-linolénique (-27%) et avec les oméga-3 issus du poisson (-16%). Les chercheurs n’ont en revanche noté aucun effet significatif pour les oméga-6, autres types d’acides gras insaturés à longue chaîne.
Selon les auteurs, il serait désormais intéressant de déterminer l’effet des oméga-3 chez les patients atteints de SLA. Non pas dans le but de guérir cette maladie, à ce jour incurable, mais peut-être d’en ralentir un peu la progression ou d’en alléger les symptômes.
De manière inattendue, une étude avait montré une accélération de la maladie chez des souris traitées par oméga-3, ce qui avait conduit ses auteurs, par précaution, à conseiller «la plus grande vigilance» aux patients.

01.10.14

Il existe un regroupement en région des centres de prise en charge de la SLA

ALSACE
CHU STRASBOURG-HAUTEPIERRE

Département de Neurologie
1 avenue Molière
67098 STRASBOURG
Tél.: 03-88-12-85-84
Fax: 03 88 11 52 60
Pr Christine Tranchant
Dr Marie Céline Fleury

AQUITAINE
CHU DE BORDEAUX

CHU PELLEGRIN – Tripode 10ème Aile 3
Place Amélie Raba-Léon
33076 BORDEAUX Cédex
Tél.: 05 57 82 12 35 / 05 57 82 13 70
Fax: 05 57 82 13 71
E-mail: bertrand.loubiere@chu-bordeaux.fr
Pr Gwendal Le Masson
Dr Anne-Cécile WIELANEK-BACHELET

AUVERGNE
CHU DE CLERMONT-FERRAND

58 rue Montalembert
63003 Clermont-Ferrand cedex 1
Tél.: 04 73 75 07 50
Pr Pierre Clavelou
Dr Nathalie Guy

BASSE-NORMANDIE
CHU DE CAEN

Neurologie Vastel
avenue de la Côte de Nacre
14032 Caen cedex
Tél.: 02 31 06 46 24
Pr. Fausto Viader
Dr L. Carluer

BOURGOGNE
CENTRE SLA BOURGOGNE

Labo. d’exploration du Système nerveux
Hôpital général
3 rue du Faubourg Raines BP 1519
21033 Dijon cedex
Tél.: 03 80 29 51 31
Fax: 03 80 29 33 15
Dr Aurélie Catteau
Pr Maurice Giroud
Dr Dominique Audry
Dr Pierre Gras

BRETAGNE
CENTRE HOSPITALIER DE SAINT-BRIEUC

Service Neurologie 1
Consultation spécialisée SLA
rue Marcel Proust
22027 Saint-Brieuc cedex 1
Tél.: 02 96 01 71 92
Dr Alain Furby

CENTRE
CHU DE TOURS

Hôpital Bretonneau
2 bd Tonnelé
37044 Tours cedex 01
Tél.: 02 47 47 37 24
Fax: +33218370809
E-mail: corcia@med.univ-tours.fr
Pr Philippe Corcia

LANGUEDOC-ROUSSILLON
CHU DE MONTPELLIER

Hôpital Gui de Chauliac
Clinique du Motoneurone, Service de Neurologie
80 av. Augustin Fliche
34295 Montpellier cedex 05
Tél.: 04 67 33 02 81
Fax: 04 67 33 61 00
E-mail: gdc-sla@chu-montpellier.fr
Pr. William Camu
Dr. Raul Juntas-Morales
Dr. Nicolas Pageot

LIMOUSIN
CHU DUPUYTREN

service de Neurologie – Centre S.L.A
2 avenue Martin Luther King
87042 Limoges cedex
Tél.: 05 55 05 65 59
Fax: 05 55 05 65 67
Professeur Philippe Couratier
Docteur Blerta NICOLAUD
Madame MACHAT (Infirmière coordinatrice)
Mademoiselle NICOL (Attachée de Recherche Clinique)
Mademoiselle CHOULY (Neuropsychologue)
Madame LEONARD (Secrétaire)

LORRAINE
CHRU DE NANCY

Hôpital Central
Service de neurologie (Pr Vespignani)
29 av. du Maréchal de Lattre de Tassigny
54035 Nancy cedex
Tél.: 03 83 85 12 75
Pr Marc Debouverie
Dr Sophie Pittion-Vouyovitch
Dr Sarah Louis

MIDI-PYRÉNÉES
CHU TOULOUSE-RANGUEIL

Service de Neurologie et d’Explorations Fonctionnelles Neurologiques
1 avenue Jean Poulhès
TSA 50032
31059 Toulouse cedex 9
Tél.: 05 61 32 32 96
Pr. Géraud
Dr Marie-Christine Arne-Bes
Dr Pascal Cintas

NORD-PAS-DE-CALAIS
CHU DE LILLE

Hôpital Roger Salengro
Clinique Neurologique, Neurologie A
2 av. Oscar Lambert
59037 Lille cedex
Tél.: 03 20 44 67 51 / 03 20 44 62 43
Fax: 03 20 44 66 80
E-mail: m-khireddine@chru-lille.fr / brunaud-danel@chru-lille.fr
Pr. Alain Destee
Dr Véronique Danel-Brunaud
correspondance à adresser à
Mme KHIREDDINE
secrétariat du Centre SLA,

PAYS-DE-LA-LOIRE
CHU D’ANGERS

Service Neurologie Larrey – Centre SLA
4 rue Larrey
49933 ANGERS cedex 9
Tél.: 02.41.35.59.58 / 02.41.35.59.31
Fax: 02.41.35.51.18
Dr Dominique MAUGIN
Dr Vivien PAUTOT
Dr Julien CASSEREAU
PROVENCE-ALPES-CÔTE D’AZUR
CHU DE MARSEILLE

Hôpital de la Timone
Neurologie
264 rue Saint Pierre
13385 Marseille cedex 05
Tél.: 04 91 38 65 79
Pr. Jean Pouget
Dr Annie Verschuren

CHU DE NICE

Hôpital l’Archet 1 – Service MPR-CRMN
151 Route de Saint Antoine de Ginestière
CS 23079
06202 Nice cedex 03
Tél.: 04 92 03 55 04 / 04 92 03 55 05
Fax: 04 92 03 58 91
Pr Desnuelle
Dr Soriani

RHÔNE-ALPES
CHU DE LYON

Hôptal Neurologique P. Wertheimer
Electro-myographie et pathologies neuromusculaires, Neurologie C
59 bd Pinel
69500 Bron
Tél.: 04 72 11 90 65
Pr. Emmanuel Broussolle
Dr Christophe Vial
Dr Nadia Vandenberghe
Dr Françoise Bouhour
Dr Emilien Bernard

CHU DE SAINT-ETIENNE

Service de Neurologie – Bâtiment A.
Hôpital Nord
42055 Saint-Etienne cedex 02
Tél.: 04 77 12 78 05
Fax: 04 77 12 05 43
E-mail: neurologie.s3@chu-st-etienne.fr
Pr. Jean-Christophe Antoine
Dr. Jean-Philippe Camdessanché

ÎLE-DE-FRANCE
CENTRE SLA IDF

Hôpital de la Pitié Salpêtrière
Fédération des Maladies du Système Nerveux
Bâtiment Paul Castaigne, 47-83 bd de l’Hôpital
75651 Paris cedex 13
Tél.: 01 42 16 24 75
Pr. Vincent Meininger
Tél : 01 42 16 24 75
Dr François Salachas
Tél : 01 42 16 24 72
Dr Pierre-François Pradat
Tél : 01 42 16 24 71
Dr Gaëlle Bruneteau
Tél : 01 42 16 24 71
Dr Nadine Le Forestier
Tél : 01 42 16 24 61
01.08.14

La pratique d’une activité sportive ou d’une activité physique intense est elle un facteur de risque de la SLA ?
Depuis lontemps une activité physique intensive a été accusée de favorisée la SLA : nombreux sportifs, joueurs de football, joueur de base Ball et même des musiciens.
De très nombreuses études ont été faites. En raison de grande difficulté de méthode, aucune étude ne permet de prouver ce risque. L’activité physique et ou sportive n’est pas en soi un facteur de risque de la SLA mais un facteur qui pourrait interagir avec un déterminisme génétique. Il reste à trouver ce ou ces facteurs de susceptibilité génétique protecteurs ou au contraire délétères pour mieux analyser les liens entre l’activation des motoneurones par l’activité physique et leur capacité à ou à ne pas dégénérer.

01.07.14

Maladies associées. (texte assez technique)

Comme nous l’avons déjà écrit, il existe un continuum net entre la SLA et la dégénérescence fronto temporale (DFT) car dans chacune de ces pathologies, le patient présente parfois une part des troubles de l’autre.

Certaines dégénérescences fronto temporales (DFT) sont des Taupathies (la protéine Tau est caractéristique des maladies d’Alzheimer), dans ce cas elles n’ont pas de signe de SLA.

Les SLA en rapport avec le gêne SOD1 n’ont pas de signe de DFT

En cas d’association des ces deux maladies il est retrouvé des lésions ubiquitine positives (TDP 43, Fus)

C90RF72 : il s’agit d’une mutation génétique retrouvé dans 25% des DFT familiales, 40% des SLA familiales, 65% des associations DFT/SLA familiales, 12% associations DFT/SLA non familiales des et 7% des SLA non familiales. Dans ces associations cliniques, d‘autres signes neurologiques sont fréquents : type parkinson, atteinte oculomotrice, mémoire, hallucination.

D’autres anomalies génétiques ont été mise en évidence donc certaines peuvent être responsables non seulement de DFT mais aussi de myosite et maladie de Paget. Les arbres généalogiques vont devenir compliqués !!

Réponse de la Commission Nationale d’Évaluation des Dispositifs Médicaux et des
Technologies de Santé du 09 04 13 concernant les stimulateurs phéniques intradiaphragmatiques. Cette commission a estimé que le Service Attendu est insuffisant pour la modification des conditions d’inscription sur la liste des Produits et Prestations et prévue à l’article L.165-1 du code de la sécurité sociale.

01.05.14

Une alimentation riche en sucre peut-elle aider à lutter contre la sclérose latérale amyotrophique ?
De précédentes études avaient déjà démontré qu’une obésité légère était associée à une plus grande survie chez les patients atteints de cette maladie, et qu’une alimentation riche en calories augmentait la survie de souris génétiquement modifiées.
Des volontaires présentant une SLA ont été nourris de cette manière pendant 4 mois et ont été suivis médicalement pendant 5 mois. Les chercheurs ont constaté que le régime riche en glucides a entraîné moins d’effets indésirables, et qu’aucun décès n’est survenu dans ce groupe alors que 3 bénévoles témoins sont morts.

01.04.14

Dans deux communes d’Isère et de Savoie il a été constaté une fréquence très élevée de SLA. L’environnement des habitants a été étudié mais aucune réponse claire  n’existe à ce jour. Aucun élément ne permet de tirer des conclusions, ni établir des liens entre les cas dans les deux villes. En revanche, ce qui est sur c’est que n’est pas génétique. Rien ne prouve que la cause soit la même dans les deux villes et des facteurs environnementaux sont fortement suspectés.
Sur l’île de Guam, Les études ont permis d’isoler une toxine à l’origine de la maladie sur l’île. Cette dernière se trouvait dans un aliment consommé par les insulaires, une sorte de noix. Les chercheurs recherchent une toxine dans les cas francais.

01.03.

Travaux très préliminaires : la transplantation intramusculaire de cellules souches mésenchymateuses HMSC chez le rat a été utilisé en tant que « cheval de Troie » pour fournir des facteurs de croissance aux extrémités neuronales et aux muscles squelettiques . Les cellules ont survécu dans le muscle, le nombre de connexions a augmenté. En outre, la transplantation intramusculaire améliore la perte des neurones moteurs de la moelle épinière qui se connectent avec les muscles du membre recevant les greffes. HMSC-GDNF a considérablement retardé la progression de la maladie, l’accroissement global de la durée de vie d’un maximum de 28 jours, qui est l’un des plus grands effets sur la survie .

Premier essais humains 2013 : Une étude israélienne encore en cours évalue leur potentiel chez 24 patients atteints de SLA, sachant que l’innocuité de l’administration IM ou intrathécale (IT) de HMSC a déjà été établie lors d’une étude précédente du même groupe. Les résultats du suivi de 12 patients pendant 6 mois (6 SLA précoce et 6 SLA avancée) montrent l’innocuité à court terme de la transplantation IM ou IT de CSM-FNT et sont indicatifs de premiers bénéfices cliniques, avec des améliorations significatives sur la progression clinique et sur la fonction respiratoire.

01.02.14

Proteine et maladie neuro dégénérative.

La maladie d’Alzheiner est une taupathie : maladie d’une proteine Tau, la maladie de parkinson est une synclunéopathie : maladie de la proteine synucléine.
Dans la SLA la proteine défaillante est l’ubiquitine. l’origine de la SLA résiderait en fait dans l’incapacité des neurones à recycler des protéines. Cela empêcherait ces cellules du système nerveux central de se réparer ou de s’entretenir correctement. D’après les chercheurs, cette défaillance concernerait alors toutes les formes de la maladie, héréditaires (comme 5 à 10 % des cas seulement) ou pas, mais également certaines formes associées à une démence fronto-temporale . L’ubiquitine 2 est normalement chargée d’aider au recyclage des protéines endommagées ou mal repliées. Un processus essentiel dans le fonctionnement cellulaire. Or, les chercheurs ont identifié des mutations génétiques du gène UBQLN2, dans les formes familiales de SLA et dans d’autres cas associés à une démence. Des modifications qui expliqueraient la défaillance de la protéine et son manque d’efficacité dans le recyclage protéinique.